Signé Radarax

feuilleton loufoque avec les personnages des romans de Jean-Marc Demetz

01 novembre 2008

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31 octobre 2008

A propos de Signé Radarax

Certains auteurs développent un univers à part.

C’est le cas de Jean-Marc Demetz, dont le second roman vient de paraître : LES 7 PRIÈRES DE LILLE (Ed. Ravet Anceau).
C’est une histoire de règlement de comptes sur fond d’énigme religieuse au ton tantôt poétique tantôt rentre-dedans. C’est le jeu du Talion. Œil pour œil, dent pour dent. Bill doit résoudre l’énigme des « 7 prières de Lille » en recevant un indice chaque fois qu’un de ses proches est tué.
Préalablement en 2006, WAGADOU (Ed. Krakoen) avait fait une entrée remarquée dans le monde du polar, un roman déjanté où l’on faisait connaissance avec Bill et ses copains motards, amateurs de bière et de bonne bouffe.

Pour en savoir plus, voir le lien : > mes romans et leur actualité

les_7_pri_res_de_Lille           wagadou

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SIGNÉ RADARAX est un feuilleton loufoque écrit pour la radio qui reprend les personnages des romans. Un hommage à Signé Furax.

6  histoires vous attendent sur ce site :
- Le brouillard attaque
- Fédération des Motards Cool
- Lapins Taquins
- Clederman Blues
- Le Toutou Quéquette
- Radieux Radarax

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Retrouvez également dans les liens les autres ingrédients de l’univers des romans de l’auteur :
> les poèmes de Jimmy
> les recettes de Jimmy

Posté par jmdemetz à 11:49 - Permalien [#]

30 octobre 2008

Le brouillard attaque (1)

Commissaire
« Bonjour Bill, assieds-toi ! »

Bill
« Holà, commissaire, vous avez la tronche des mauvais jours ! »

Commissaire
« Mouais… T’as rien à me dire… »

Bill
« Ben si… je suis en retard. Mais c’est à cause de ce terrible brouillard. Je n’en ai jamais vu comme cela ! »

Commissaire
« Ouvre donc la fenêtre. »

Bruit d’une fenêtre qui s’ouvre.

Bill
« C’est pas croyable ! Il n’y a plus un pet de brouillard ! Le temps est vraiment détraqué avec toutes leurs conneries. Pas vrai, commissaire ? »

Commissaire
« Bill, il est revenu ! »

Bill
« Il est plutôt barré, le brouillard ! »

Commissaire
« Je parle de Radarax. Il est revenu. »

Bill
« Comment c’est possible ? Je l’ai coffré  il y a dix ans et depuis, il est chez les foldingues. »

Commissaire
« Il s’est évadé. »

Bill
« C’est un vrai malade du ciboulot. Radarax de retour ! J’y crois pas.
Pas con ce Radarax… plutôt à mettre dans la catégorie « génie ». Mais Polytechnique en même temps que l’ENA, ça vous gâche un bonhomme. Ces mecs pètent les plombs. C’est pas le premier, on en connait d’autres. Mais lui, il avait fait fort ! »

Commissaire
« Ouais Bill, rappelle-moi ses états de services… »

Bill
« Notre bonhomme était haut fonctionnaire chargé de la sécurité routière. Haut placé le mec, mais on l’a quand même coffré. C’était quand il avait fait installer des mitrailleuses sur les radars ! »

Commissaire
« Ah oui, je me souviens ! Quel bordel ça avait fait ! »

Bill
« La mitrailleuse se déclenchait au dessus de la vitesse légale. C’était radical ! Et ce taré n’avait mis en place l’outil que pour les motards ! Ça ne fonctionnait qu’avec les motos ! »

Commissaire
« Et tu l’as chopé… Pas facile, si je me souviens bien, car l’oiseau était en fuite. »

Bill
« Oui, commissaire…. Et j’en ai bavé. Le truc de ce type, c’est qu’il a une intelligence largement au dessus de la moyenne.  Il crée des inventions pas possibles ! Voyez donc… Je l’ai coincé dans un sous-marin de poche déguisé en saucisse de Montbéliard alors qu’il remontait la Deûle.
… Il est donc revenu. Ce Radarax voue une haine sans borne aux motards !
… Mais quel rapport avec le brouillard, commissaire ? »

Commissaire
« Radarax a inventé une nouvelle machine du démon. Elle envoie une bulle de brouillard sur toutes les motos ! Le motard est dans la purée totale ! »

Bill
« C’est donc ça ! Ça fait trois jours que je me déplace dans un brouillard à couper au couteau !
Mais alors, il n’est plus possible de rouler en moto dans ces conditions ! »

Commissaire
« Oui Bill. C’est bien la conclusion. C’est la mort de la moto si on ne fait rien !
En plus, cette semaine, il y a les essais du Bol d’Or. Je ne te raconte pas le bordel, les pilotes n’y voient rien ! On parle de supprimer la course. La fédération veut annuler toutes les compétitions. On a retenu son président qui voulait se faire harakiri avec un coupe-papier. Heureusement, l’ustensile était offert par Moto Guzzi et il n’a pas tenu ! »

Bill
« Ouais, l’instrument a dû perdre un boulon en cours de route ! Coup de bol ! »

Commissaire
« Il y a pire. Hier, l’équipe de Kickuncoutétoupal n’a jamais trouvé les studios de la radio. L’annulation de l’émission a provoqué une manif au centre de Lille. 500 motards ! Tous dans le brouillard ! Ils se sont rentrés dedans les uns les autres ! On a relevé 235 constats à l’amiable et 123 constats pas à l’amiable. C’est la zizanie. »

Bill
« Comment êtes-vous certain que ce soit Radarax ? »

Commissaire
« J’ai reçu une cassette. Tu vas l’entendre… »

Radarax
« Bonjour commissaire… et bonjour Bill, car je suis sûr que vous m’écoutez ensemble… Me voici de nouveau. Eh oui, je suis sorti. Ah… toutes ces années à penser à toi Bill. Et à ma vengeance quand je sortirai… Pas mal, hein ? mon invention… Vous êtes bien dans la purée… (rires sarcastiques…). Et c’est pas fini, je vous supprimerai tous, les motards ! Je vous désintègrerai ! Je vous démotardiserai ! Je vous mettrai dans le rang ! Je vous… »

Commissaire
« Bon, assez entendu. Je coupe. Après il y a des propos sur ta mère qui ne sont pas utiles à entendre. »

Bill
« C’est lui, j’ai reconnu le style ! »

Commissaire
« Vous vous connaissez bien… Bill, je te charge de l’arrêter une nouvelle fois. Tu bénéficieras du code spécial double zéro virgule double zéro un. »

Bill
« C’est quoi ça ? »

Commissaire
« C’est le code hyper-hyper-secret qui te donne toute latitude pour agir. Tu prends les initiatives que tu souhaites et si ça part en couille, nous, on ne reconnaîtra rien et tu en prendras plein la pipe. »

Bill
« Ah, vous me rassurez, commissaire. Le code double zéro virgule double zéro un est un code secret qui ne change rien à nos petites habitudes ! Ça me va bien. Et ça tombe à pic car je suis venu avec Gégé. Je le prends avec moi dans cette enquête. »

Commissaire
qui crie.
« Quoi ? Gégé ? Le plus naze des nazes ! Réfléchis bien, Bill… Ah non, pas Gégé ! »

Gégé entre dans le bureau / Bruit d’ouverture d’une porte.

Gégé
« Hein ? Quoi ? On m’appelle ? »

Radarax
« Fin du premier épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

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Le brouillard attaque (2)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
L’ignoble Radarax est de retour. Il a décidé de supprimer tous les motards de la planète. De son cerveau fou, il a conçu une invention diabolique : le canon à brouillard pour motard. Toutes les motos sont enrobées d’un épais brouillard tenace rendant la conduite impossible. Faudra-t-il supprimer le Bol d’Or ? La fin de la moto est-elle annoncée à tout jamais ? Bill, le flic motard et son pote Gégé sont sur la piste de Radarax. Parviendront-ils à trouver Radarax et à le mettre hors d’état de nuire ?
Ecoutez la suite, gens de la motarderie… »

Gégé
Essoufflé.
« 342, 343, 344, 345, 346,… »

Bill
« Arrête de compter, Gégé ! Ça me prend le chou ! »

Gégé
« 347 marches… Ça fait 347 marches qu’on grimpe. Je suis crevé. Bill, il est pas humain cet escalier ! Mais qu’est-ce qu’on vient foutre ici ? »

Bill
« Tu n’as rien remarqué ? »

Gégé
« Si. Ça grimpe ! »

Bill
« Mais non… je veux dire : tu n’as rien remarqué dehors ? Sur le sommet de ce beffroi ? »

Gégé
« Ouais, c’est pas un beffroi de nain. Il est fichtrement haut le beffroi de la mairie de Lille. »

Bill
« Ecoute moi bien : le sommet du beffroi est entouré d’un brouillard à couper au couteau suisse. C’est un indice que je veux vérifier. Il y a toutes les chances que ce soit la cachette de Radarax. » 

Gégé
« Quoi ! Radarax est là-haut ? »

Bill
« Allons voir ! En avant vers de nouvelles aventures-luttes ! »

Bruit du vent, bruits inquiétants, …

Fonctionnaire 1
« Bonjour messieurs, c’est pourquoi ? »

Gégé
« C’est quoi ce type dans le guichet ? »

Fonctionnaire 1
« Avez-vous le formulaire 32 bis ? »

Bill
« Non, pas de formulaire. Pourquoi donc ? »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, vous êtes à l’étage 1, pour passer à l’étage 2, il faut remplir le formulaire 32 bis ! »

Bill
énervé
« Et bien, donnez-le votre formulaire qu’on vous le remplisse. »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, il faut le retirer au guichet 116. »

Bill
« Il est où ce guichet 116 ? »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, au troisième étage. Vous prenez l’escalier de gauche, vous tournez à droite. Vous montez l’échelle. Vous faites demi-tour et vous êtes en face du guichet 116. »

Bill
« Comment je vais au troisième étage s’il me faut le formulaire 32 bis pour passer le deuxième étage ? »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, vous devez préalablement remplir le formulaire 54-82 pour accéder au troisième étage. »

Bill
« Ecoute-moi bien. Je suis flic et voici ma carte. Tu vois bien le joli bandeau tricolore dessus ? »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, alors c’est pas pareil. »

Gégé
« Tu vois, Bill. Tout s’arrange. »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, c’est pas ce que je veux dire. Si vous êtes policier, alors vous devez remplir le formulaire F987. »

Bill
Très énervé.
« Et ça, c’est pas un bon formulaire ? Tu le vois bien mon flingue ? Je suis pas à un presse-papier près. »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, quelle est la marque de votre arme ? »

Bill
« C’est un Beretta. Pourquoi ? »

Fonctionnaire 1
« Mais Monsieur, pour le port du Beretta, il faut remplir le formulaire… »

Bill rentre dans le chou du type. Bruit de bagarre, bris de verre, …
Le calme revient. Bruit des pas de Bill et Gégé.

Gégé
« Eh bien. Monsieur « Mais Monsieur » n’est pas prêt de faire de l’œil à une frangine, avec les deux coquarts que tu lui as mis. »

Bill
« Chut ! Tais-toi, on arrive. Je vois de la lumière. C’est bizarre. Nous ne sommes qu’à la moitié du beffroi. »

Fonctionnaire 2
« Bonjour Messieurs, c’est pourquoi ? »

Gégé
« Eh Bill, encore un espèce de pantin dans un trou à rat. Mets z’y un bourre-pif tout de suite. On gagnera du temps en formalité. »

Bill
ton narquois.
« Mon cher ami, vous n’allez pas nous dire que nous devons remplir un formulaire pour continuer ? »

Fonctionnaire 2
« Mais si. Comment le savez-vous ? Tenez, voici le formulaire, il suffit de cocher cette case et vous continuez. »

Bill
« A la bonne heure, enfin un brave homme compréhensif et efficace. Voilà, c’est coché. Quel est le chemin ? »

Fonctionnaire 2
« C’est simple. Vous prenez le couloir de droite. Au milieu de la troisième moitié, vous tournez deux fois à droite, puis trois fois à gauche. Vous longez le couloir en pente descendante, vous arrivez à une porte de verre que vous n’ouvrez pas et vous allez à reculons vers le hall du couloir de gauche pour entrer dans le bureau en face de la salle de conférence. Là, vous tournez vers la gauche pour traverser une salle avec cinq portes au fond. Vous prenez la troisième à gauche. Surtout pas celle du milieu, car c’est la porte de l’ascenseur, puis vous allez… »

Gégé
« Quoi ! Il y a un ascenseur ? »

Fonctionnaire 2
« Oui Monsieur ! »

Gégé
« Et on peut le prendre ? »

Fonctionnaire 2
« Bien sûr ! »

Gégé
« Allez, on y va tout de suite. »

Fonctionnaire 2
« Attendez ! Pour emprunter l’ascenseur vous devez être muni du formulaire J765. Je vous explique comment trouver le guichet. Vous prenez le couloir… »

Bill rentre dans le chou du type. Bruit de bagarre, bris de verre,…
Le calme revient. Bruit des pas de Bill et Gégé.

Gégé
« Eh bien, celui-là. Il n’est pas prêt de sourire à une frangine. Avec tous les chicots qui se sont fait la malle pendant que tu lui collais les torgnioles. »

Bill
« Qu’est-ce que ça soulage… »

Fond musical évoquant le mystère, pas de Gégé et de Bill.

Bill
« Alors Gégé, tu ne remarques rien ? »

Gégé
« Rien du tout. En plus, j’y vois que dalle ! »

Bill
« Bougre d’âne, c’est bien ça qu’il faut remarquer ! Ouvre tout grand les yeux. On n’y voit rien ! »

Gégé
« C’est bien vrai… j’avais pas vu. »

Bill
« On est en plein brouillard. Plus on avance, plus il est épais. C’est bon signe. Radarax doit être là. »

Gégé se fout la tronche dans une porte. Bruit du choc.

Gégé
« Aïe ! je me suis écrasé le blaire dans une porte… Je pisse le sang du tarin comme une Norton pisse l’huile du carter… Prochain coup, je remplace par un nez de japonaise. »

Bill
Ton faible : « Nous y voilà ! »
Ton fort : « Radarax tu es cuit ! Au nom de la loi, ouvre la porte ! »

Radarax
« Jamais ! (rires). Je vais mettre ma géniale machine à fond ! Je vais vous pourrir la vie, petits péteux de motards ! Du bon brouillard, de la brume pour vous empêcher de rouler sur vos machines de la honte (rires). Et voilà, je pousse les manettes ! »

Bill
« Radarax. J’ai une proposition à te faire. »

Radarax
« Quoi ? Tu oses me faire une proposition (rires).  Je m’approche. Je vais t’écouter quand-même au travers de la porte. Je t’enverrai au diable ensuite. Vas-y, maudit motard ! »

Bill
« Alors écoute-moi ça, comme c’est beau. »

Bruit de motos.

Bill
« C’est-y pas chouette ? Un enregistrement de la Honda 6 de Mike ze bike et de la MV 4 d’Ago ! C’est pas du mou de veau, mon pote ! »

Gégé
« Qu’est que c’est beau (snif), à chaque fois, je peux pas m’empêcher de chialer… (snif) »

Radarax
qui crie de douleur.
« Ahhhhhhhhhhh… C’est insupportable ! Arrête-ça ! C’est trop dur ! Ah, je n’en peux plus ! »

Fracas dans la pièce. Radarax tombe sur les instruments de la machine. Bruits de casse épouvantables…

Radarax
« Ah ! Saboteurs ! Ma machine s’affole ! Arrête ! »

Fracas. Bruits de la machine qui part en couille.

Bill
« Alors Gégé. Tu vois ce que je vois ? »

Gégé
« Ben oui, Bill… Je te vois. Et alors ? »

Bill
« Eh bien, tu vois ! Bougre d’âne ! Le brouillard s’estompe ! On a gagné ! »

Gégé
« Et toi, tu entends ce que j’entends ? »

Son d’un moteur qui s’éloigne. Radarax s’enfuit en ULM.

Bill
« Radarax nous échappe une nouvelle fois. »

Musique de transition

Voix off
« Dans le bureau du commissaire… »

Bill
« Bonjour, commissaire, comment va ? »

Commissaire
« Je viens de raccrocher le téléphone… Il se produit un truc étrange. La météo vient de m’informer qu’un petit nuage est au dessus de Lille avec un comportement bizarre. »

Gégé
« Un petit nuage ? »

Commissaire
« Il fait des looping, pas ordinaire pour un nuage ! »

Bill
« Commissaire, je sais ce que c’est. C’est Radarax. Son canon à brouillard est hors d’état de nuire mais il nous a échappé. Il s’est sauvé en ULM. C’est lui qui fait ces looping de fou ! »

Radarax
« Fin du deuxième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 12:13 - Permalien [#]

Fédération des Motards Cool (1)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Radarax est de retour. Il veut supprimer tous les motards de la planète. Bill, le flic motard est à ses trousses. Tremblez motards ! L’heure est sombre…
Ecoutez la suite, gens de la motarderie… »

Bill
« Vous m’avez appelé, commissaire ? »

Commissaire
« Oui, Bill. J’ai de graves soupçons. »

Bill
« Encore ce Radarax ? »

Commissaire
« Je vais t’expliquer le problème. Tu connais la FMC ? »

Bill
« Bien sûr, c’est la Fédération des Motards en Colère. »

Commissaire
« Oui. Ils ont tenu leur congrès national hier. Depuis, ils sont bizarres et je voulais t’en parler. »

Bill
« C’est des mecs bien. Qu’ont-ils fait ? »

Commissaire
« Ce matin, ils ont tenu une conférence de presse. Ils ont annoncé une série de mesures qu’ils vont déposer à l’Assemblée Nationale pour les faire voter. »

Bill
« Ça, c’est plutôt bien, ces types défendent les droits des motards haut la main ! »

Commissaire
« Mouais… Je te cite les mesures, Bill.
1. limitation de la vitesse pour les motos à 30 kilomètres à l’heure
2. interdiction de rouler en moto pour les personnes entre 19 et 64 ans
3. obligation de décorer les motos avec des guirlandes de fleurs
et tiens-toi bien… en
4. mettre une mitrailleuse sur les radars pour
     dégommer les récalcitrants ! »

Bill
« C’est signé Radarax ! »

Commissaire
« On ne sait pas mais ça y ressemble fort. »

Bill
« Avez-vous des pistes, commissaire ? »

Commissaire
« Au congrès de la FMC, on a vu un type qui distribuait à tout le monde de drôles de pétards. Ce qui est sûr, c’est que les gars sont sortis du congrès aussi stones que les Rolling. »

Le téléphone sonne.

Commissaire
« Allô »

Voix au téléphone
Très calme, cool.
« Que la paix soit avec toi, mon frère. »

En fond sonore, musique type cool indienne.

Commissaire
« A qui ai-je l’honneur ? »

Voix au téléphone
« Je suis le président de la FMC. »

Commissaire
« Ah oui, la Fédération des Motards en Colère. »

Voix au téléphone
« Non, frère. Nous avons changé de nom. Nous nous appelons désormais la Fédération des Motards Cool. Paix en ton âme, mon frère. »

Bill
« En effet, ça semble très grave. »

Voix au téléphone
« Je t’appelle car nous avons plusieurs projets à te soumettre, Ô toi qui est le chef de nos frères policiers. »

Commissaire
« Dis-donc, on n’a pas gardé les éléphants roses ensemble. Tu m’appelles « Commissaire », s’il te plaît. »

Voix au téléphone
« Frère commissaire, nous souhaitons organiser une grande procession. Nous allons amener nos motos au commissariat pour le grand sacrifice purificateur. Toutes nos motos brûleront dans la joie de la rédemption. »

Bill
« J’hal-lu-ci-ne ! Les Motards en Colère se sont transformés en béni-oui-oui des Indes. »

Voix au téléphone
« Qu’en penses-tu, frère commissaire ? »

Commissaire
« Bon, si je résume. Au congrès d’hier vous avez pris une cuite comme d’habitude. Mais cette année, vous avez dû mettre du picon de contrebande dans votre bière. J’ai entendu parler de picon frelaté qui traînait dans la région. Les effets peuvent durer plusieurs jours. Cuvez tranquillement dans votre coin. Touchez plus aux bécanes. Ça va aller… »

Voix au téléphone
« Tu rends mon cœur triste, mon frère. Tu dois nous rejoindre. Tu dois rencontrer l’illumination sidérale. Tu dois purifier ce monde. Tu dois nous aider à supprimer de notre vie ces infâmes motos. Tu dois les brûler, elles et leurs propriétaires qui ne voudront pas rejoindre la Fédération des Motards Cool. »

Bill
« Pas si béni-oui-oui que ça, ces mecs ! »

Voix au téléphone
Voix hypnotique.
« Nous t’apporterons des bouquets de fleurs ainsi qu’à tous les policiers. »

Commissaire
« J’aime bien les pervenches ! »

Voix au téléphone
Voix hypnotique.
« Nous te jouerons de la musique. »

Commissaire
« J’aime bien le violon ! »

Voix au téléphone
Voix hypnotique.
« Nous peindrons tous les radars en rose avec des fleurs. »

Commissaire
« J’aime bien les radars… »

Bill
qui crie.
« Assez commissaire ! Vous voyez bien qu’il vous embobine ! Il faut vous ressaisir ! »

Gégé entre dans la pièce. Bruit de pas.

Gégé
qui chante.
« Aré Krishna, Aré Krishna, Aré Krishna, Aré Krishna, Aré Krishna, … »

Bill
« Manquait plus que ça ! Gégé, qu’est-ce que tu fous ? »

Gégé
qui se marre.
« C’est cool. A l’entrée, il y a des types qui m’ont donné des guirlandes de fleurs et qui chantent un truc du genre : Aré Krishna, Aré Krishna, Aré Krishna. »

Bill
« Gégé, ne me dis pas qu’ils t’ont aussi empapaouté ! »

Gégé
« Non ! Ne t’inquiète pas, je maîtrise à donf ! »

Bill
« Tu sais que tu me fais flipper à chaque fois que tu me dis que tu maîtrises ! Tiens, v’la le commissaire qui sort des vapes. »

Commissaire
« Ouais, ça se passera pas comme ça ! Dites donc, le président des Motards Cool. Je veux que vous radiniez dans mon bureau dare-dare. Je crois qu’on a à causer. »

Voix au téléphone
« Frère commissaire. Cela m’est malheureusement impossible. Mais garde ton calme et ne referme pas tes chakra avec tant de violence. Nous devons tous nous rendre tous les soirs à 18 heures à la rencontre du Grand Bapu, notre maître. Il nous éclaire de sa grande sagesse et nous dicte le chemin à suivre. Aré Krishna, Aré Krishna, Aré Krishna. »

Bill
Snif, snif, snif…
« Ça sent bizarre ici, commissaire. »

Commissaire
« Ça sent comme les cigarettes à la choucroute de la grosse Bertha. »

Bill
« Cré-nom de clé de 12 ! C’est Gégé qui fume un méga pétard de folie ! »

Gégé
qui est stone.
« C’est les types d’en bas qui me l’ont gentiment offert ! Il est super ! Tu veux tirer dessus Bill ? »

Bill
« Gégé, donne-moi tout de suite ce pétard et ce briquet. »

Gégé
« Tiens, je te donne le joint mais je conserve le briquet. »

Bill
« Donne moi ce briquet tout de suite ou alors j’ouvre la valise à bourre-pif ! »

Gégé
Super stone.
« Non ! Car j’ai eu l’illumination. Une voix me dit enfin la grande vérité ! Elle me demande d’aller mettre le feu à ta moto. J’y vais de ce pas. »

Bill
« Ah, c’est comme ça que tu maîtrises ! Je vais appliquer ma bonne vielle méthode psychologique pour te faire revenir sur le plancher des vaches ! »

Commissaire
« C’est quoi ta méthode psychologique ? »

Bill
« Des baffes ! Commissaire. Des bonnes baffes bien de chez nous ! »

Commissaire
« Bill, attention, vas-y molo. C’est notre Gégé ! Bill, attention ! Doucement ! »

Bruit de bagarre. Bill file des baffes à Gégé.
Le commissaire commente.

Commissaire
« Houlala, Houlala, Houlala, Houlala »

Radarax
« Fin du troisième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 08:58 - Permalien [#]

Fédération des Motards Cool (2)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Les membres de la FMC, la Fédération des Motards en Colère, ont été envoutés. Ils se sont renommés la Fédération des Motards Cool et malgré ce nom pacifiste, ils veulent brûler toutes les motos. Ce soir, ils vont à la grand messe du Grand Bapu. Bill, le flic motard et son acolyte Gégé s’infiltre dans leur groupe. Il semblerait que Radarax ne soit pas loin… »

Gégé
« Bill, je vais te le dire tout net : c’est ignoble, ce que tu m’as demandé. »

Bill
« Gégé, dans la lutte contre le mal, il y a des sacrifices à faire. »

Gégé
« J’ai une tronche d’œuf maintenant ! »

Bill
« C’est pas si grave d’être tondu, regarde moi. »

Gégé
« Justement, on dirait que tu as mis une perruque en peau de cul. »

Bruit de colliers qui s’entrechoquent.

Gégé
« Et puis ces fringues, si les potes me voient affublé comme ça, ça va être ma fête pendant des années. »

Bill
« T’es beau, mon Gégé, avec cette robe orange et ces colliers, tu me plairais presque. Va falloir que je refrène mes instincts câlins à ton égard. »

Gégé
« Bill, arrête tes conneries, c’est pas drôle. Je suis habillé comme une gonzesse qui serait tombée dans un tonneau d’Orangina. En plus, c’est pas ma couleur ! »

Bill
« T’es pas comme une gonzesse, t’es comme un bonze ! Comme tous les autres loustics qui entrent dans ce temple. »

Musique indienne cool.

Bill
« Gégé, la tactique est simple. On se fond dans la foule et on entre dans le temple. Une fois dedans, on avise. »

Gégé
« Tu parles d’un plan d’attaque, autant aller dans la gueule du loup ! »

Bill
« Chut ! Tais-toi et observe… C’est quoi le truc qu’ils amènent sur un plateau ? »

Gégé
« C’est une bécane. Je crois que c’est une Ducate. Ils la déposent sur une espèce d’autel. »

Bill
« Tu vois ce que je vois ? les mecs se mettent en rang devant la Ducate. Oh la ! Qu’est ce qui se passe ? »

Bruit violent métallique. Un mec vient de donner un coup de masse à la moto.

Bill
« Ils tapent à coup de masse sur la moto, les uns après les autres. Ils sont givrés, ces types. »

Gégé
« Tu crois que c’est solide, une Ducate ? »

Bill
« Allons-y ! On va vers l’autel ! »

Gégé
« Bill, je te préviens. Tu me fais tondre, OK. Tu m’habilles en gonzesse de Katmandou, OK. Mais ne compte pas sur moi pour massacrer une moto. »

Bill
« C’est pas ce que je te demande. Pour l’instant, j’applique la deuxième phase de mon plan. »

Gégé
« Ah bon, et c’est quoi ? »

Bill
« J’avise, Gégé, j’avise… »

Musique : l’introduction d’Elvis au show de Las Vegas.

Bill
« C’est quoi ce délire ? Regarde derrière l’autel. Il y a un bonze enguirlandé comme un sapin de noël qui arrive. »

La foule
« Oh Grand Bapu, Oh Grand Bapu, Oh Grand Bapu, Oh Grand Bapu…”

Fin de la musique précédente.

La foule
Qui chante façon psaume.
« C’est le Grand Bapu
C’est lui qu’a tout vu
C’est lui qui m’a plu
C’est le Grand Bapu
Les motards, y’a plus
Tous des trous du cul !
Les motos, ça pue !
Il faut qu’on les tue
Vive le Grand Bapu
Vive le Grand Bapu »

Bill
« Passons derrière l’autel. On va se cacher derrière les tentures. Il faut arrêter ça Gégé ! »

Musique cool indienne.

Grand Bapu
« Je suis le Grand Bapu. Oeuvrons pour le bien du monde. Détruisons toutes ces motos qui puent ! Que la lumière vous inonde, mes frères ! Regardez mes boules ! »

Gégé
« Bill, je ne comprends pas. Pourquoi le Grand Bapu fait voir ses roubignolles ? »

Bill
« Mais non, bougre d’âne. Regarde au plafond. Ce sont les deux globes cosmiques à radiations radiales hypertoniques qui se mettent en route ! Gégé ! C’est de l’hypnotise ! Je comprends tout ! Attention aux rayons dans les yeux ! Passons à la phase 3 de mon plan ! »

Gégé
« Y’a une phase 3 ? Même pas vu la phase 2 … »

Bill
« Oui, et c’est simple :
1. j’arrive
2. j’avise
3. je vise »

Gégé
« Je comprends rien ! »

Bill
« Mets ces lunettes de protection. »

Gégé
« C’est quoi, des climax ? »

Bill
« C’est ça. Mais des climax très spéciales : Elles sont traitées aux ions biotroniques à molécules isothermiques avec un bain de banania au rhum qui a été chromatographié préalablement, bien sûr. »

Gégé
« Euh… Oui, bien sûr ! »

Bill
« Elles sont conçues spécialement pour les phases 3 de mes plans. Un seul défaut : elles ne fonctionnent pas en phase 2. »

Gégé
« Oh Grand Bapu, tu es mon maître. Oh Grand Bapu, les motards sont tous des trous du cul ! Oh Grand Bapu… »

Bill
« Gégé. Qu’est-ce que tu as ?… Sacré nom d’un arbre à cames ! Tu es hypnotisé ! Tu as mis tes lunettes à l’envers ! »

Gégé
Voix hypnotisée.
« J’ai un trou du cul, j’ai un trou du cul,… »

Bill
« C’est pas grave, Gégé, ça arrive même aux gens bien, tu sais… »

Gégé
qui parle de plus en plus fort.
« J’ai un trou du cul, j’ai un trou du cul,  j’ai un trou du cul… »

Bill
« Mais lâche-moi Gégé ! Qu’est ce que tu fais ? »

Gégé
« Grand Bapu ! Je tiens un trou du cul ! Je tiens un maudit motard ! Il faut le sacrifier ! Il faut le sacrifier ! »

Bill
« Gégé, excuse-moi, mais je passe à la phase 4. »

Bruit de bagarre. Bill assome Gégé.

Bill
« Je vais maintenant enclencher la phase 5. La plus délicate. Faut du doigté et de la psychologie. Je dois faire vite avant que ces types me tombent dessus. Ah… Voilà mon engin. Une belle mitraillette comme ça, ça va bien pour le doigté et la psychologie. »

Déflagrations de mitraillette suivies de fracas épouvantable de verre brisé.

Bill
« Voilà, je lui ai fait valser les boules, au Grand Bapu ! »

La foule
Plusieurs personnes ensemble.
« Hein ? qu’est-ce qui se passe ? Où suis-je ? Je ne me rappelle plus de rien ? C’est quoi ce bordel ? Oh la vache, mais c’est ma Ducati ! »

Grand Bapu
« Je suis le Grand Bapu. Ecoutez-moi et obéissez-moi ! Les motards sont des trous du culs ! »

La foule
Plusieurs personnes ensemble.
« Non mais, il est pas bien ce mec ! Il débloque sec, on va lui faire sa fête. »

Bill
« Radarax, tu es fait ! Je vais t’arrêter. Tu ne peux pas t’échapper. »

Radarax
« Je suis Radarax le Grand Bapu. »

Bruit de rumeurs de la foule.

Radarax
« Je t’ai reconnu, Bill. Et tu ne m’auras jamais, jamais, jamais… »

Bruit d’une fumée qui s’échappe.

Bill
« Mais qu’est-ce qui se passe ? Quel est cet étrange nuage de fumée. Radarax s’est encore échappé ! »

Voix off
« Dans le bureau du commissaire… »

Commissaire
« Félicitations, Bill. Tu as encore déjoué Radarax. »

Bill
« Merci commissaire, mais une fois de plus, il s’est échappé. »

Commissaire
« Nous le retrouverons. Ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus. »

Bill
« Ah bon. Et c’est quoi ? »

Commissaire
« C’est ton adjoint. Ce Gégé. Il m’inquiète. Il a plus l’air ahuri que d’habitude. Et puis, il serait pas tenté par de nouvelles expériences ? »

Bill
« Pourquoi vous dites ça, commissaire ? »

Commissaire
« Bah… comme ça. Mais habillé en robe flower power, c’est pas classique. Je trouve ça un peu bizarre. »

Bill
« Excusez, commissaire, le pauvre n’a pas encore atterri. Je vous raconterai… »

Radarax
« Fin du quatrième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 08:56 - Permalien [#]

Lapins Taquins (1)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Radarax, l’empêcheur de tourner en rond des motards est revenu. Il s’emploie à leur rendre la vie impossible. Qu’elle invention va-t-il encore trouver dans cet épisode ? Prenez garde, gens de la motarderie ! Le danger rôde… »

Commissaire
« Bonjour Bill, je voulais te voir. J’ai l’impression que Radarax s’est remis au travail. »

Bill
« Excusez, commissaire. Je suis en retard mais j’ai dû remettre des pneus sur mon Harley et on a du mal à en trouver aujourd’hui. »

Commissaire
« Voilà le sujet de notre rencontre ! Les motards garent leurs motos, et hop ! les pneus disparaissent  comme par enchantement ! »

Bill
« C’est bien vrai, commissaire. C’est pas croyable ! Mes pneus se sont envolés alors que les roues n’ont même pas été démontées. En plus j’avais mis une chaîne avec un cadenas ! »

Commissaire
« Il n’y a pas d’explication rationnelle, Bill. Je ne crois pas à une action des manufacturiers pour faire monter les prix. Ils ont assez de problèmes aujourd’hui avec la rupture générale des stocks de pneus ! »

Bill
« Les gommars des bécanes disparaissent sans laisser d’adresse et vous me dites qu’il n’y a pas d’explication rationnelle, commissaire… Mais alors, c’est… »

Commissaire
« Oui Bill. Ça ne peut être que le fait de Radarax ! Encore lui. Il faut agir maintenant. »

Bill
« Tiens voilà Gégé… »

Gégé entre dans la pièce. Bruit de pas.

Bill
« Salut Gégé ! Nous allons démarrer une nouvelle enquête. Il va falloir nous accrocher ! L’affaire est grave. »

Gégé
Guilleret.
« Salut Bill. Salut commissaire. Quelle belle journée ! C’était super de venir en bécane jusqu’ici. »

Bill
« Mais tu n’as pas de problème pour rouler ! »

Gégé
« Ben non, pourquoi ? »

Bill
« Mais enfin ! Tous les pneus des motos disparaissent comme par magie et toi tu roules normalement ? »

Gégé
« Ben oui, pourquoi ? »

Bill
« J’y crois pas ! Je rêve debout ! Un seul mec ne se fait pas piquer ses gommars et c’est Gégé ! »

Commissaire
« Bill, je peux vous parler ? »
En sourdine : « Surveillez-bien ce Gégé, il a l’air plus que louche… »

Bill
« Dis donc, Gégé. Qu’est-ce que tu mates comme ça à la fenêtre ? »

Gégé
« Tu vas te marrer, Bill. Mon side-car a toujours ses pneus. Rien n’a changé. Mais dis donc pourquoi es-tu venu sur les jantes ? Il y a d’autres moyens pour faire glisser une Harley ! »

Hurlement de Bill.

Voix off
« Dans la soirée, la nuit est tombée. »

Gégé
« Bill, t’es encore fâché ? »

Bill
« Ne te déconcentre pas ! Garde ton attention ! »

Bruit d’un jet de liquide (c’est un chien qui pisse).

Gégé
« Bill, il y a un chien qui me pisse dessus… »

Bill
« Ne bouge surtout pas. Ne fais pas foirer notre planque ! »

Gégé
« Bill, j’ai chaud ! Quelle drôle d’idée de s’être glissé à l’intérieur d’arbres en caoutchouc pour faire cette planque. On crève là-dedans ! Et puis, je me suis fait pisser dessus ! »

Bill
« Gégé, si tu dis encore un mot, je sors la tronçonneuse et je te taille en allumettes. »

Gégé
« Je préfèrerais me faire tailler en pipe ! »
Petit rire de Gégé qui se transforme en fou-rire étouffé.

Bruit de feuillage dans le vent.

Bill
« Arrête de bouger tes feuilles comme ça. C’est agaçant à la fin ! »

Bruit de trottinement sur le pavé. Des lapins arrivent.

Bill
« Ecoute Gégé. On dirait le bruit de petits animaux qui trottinent. Ah, je les vois ! Regarde le long du mur, des petites bêtes arrivent ! »

Gégé
« C’est une déferlante. Ils arrivent de partout ! »

Bill
« Ils s’arrêtent autour de ma bécane. Mais… ce sont des lapins ! Des lapins blancs aux yeux rouges ! Ah, nom d’une came à bielle ! Ils se jettent sur les roues ! Ils bouffent mes pneus ! Et avec quelle vitesse ! Ces bestioles te retirent un train de pneus plus vite que Suzuki au Bol d’Or ! Voilà donc l’explication : des lapins blancs aux yeux rouges déboulent des égouts pour faire disparaître les pneus des motos en les dévorant. »

Gégé
« Quel appétit ! Ils ont mis cinq secondes à becter tes gommars. Tu crois qu’ils préfèrent les Michelin ou les Dunlop ? »

Bill
« Gégé, tu m’affliges… Tu débites encore des conneries alors que la situation est dramatique. Mais au fait… et ton side ? »

Gégé
« Rien ! Rien du tout ! Les lapins en ont fait le tour. Ils ont remué leurs petits nez et sont repartis. J’ai toujours mes pneus. »

Bill
« Des lapins qui bouffent tous les pneus et qui laissent ceux d’un side Ural ! Cette histoire me prend le chou. Dis Gégé, qu’est-ce que tu leur as fait à ces lapins ? »

Bruit d’un feuillage qu’on secoue.

Gégé
« Rien, je te jure ! Et puis arrête de me secouer comme ça, je vais perdre mes feuilles. » 

Bill
« Ne comprends-tu pas que c’est encore l’œuvre de Radarax ? »

Gégé
« Radarax ! Il est éleveur de lapins ? Il s’est reconverti dans le clapier ? »

Bill
« Tu es désespérant mon Gégé. Branche tes deux neurones ensemble,  je vais t’expliquer mon plan ! »

Voix off
« Quelques heures se sont écoulées… Il est minuit. L’heure où le lapin retourne dans son terrier… »

Bruit d’une moto qui roule. Gégé conduit son side Ural. Bill est dans le panier.

Bill
« Gégé, va-z-y molo ! Tu zigzagues sur toute la largeur de la route ! »

Gégé
« Tu crois que c’est facile habillé comme ça. »

Bill
« Notre déguisement, c’est tactique. C’est pour ne pas être reconnu. »

Gégé
« Imagine qu’on tombe sur des potes ! C’est pas drôle ! Et pire, imagine que ce soit l’ouverture de la chasse. »

Bill
« Arrête de râler Gégé. Moi, je suis bien dans un panier d’Ural et je maîtrise mes nerfs ! Il faut savoir faire des sacrifices pour la lutte contre Radarax.  Je reconnais toutefois je suis dans une situation kamikazesque ! »

Gégé
« Kamikaze ! Tu dis qu’on est des kamikazes… alors… BANZAI !!!!!!!!!!!!!!! » (Gégé hurle)

Surrégime du moteur, à donf…

Bill
qui crie.
« Gégé, fais gaffe, tu vas nous mettre au tas. Il faut suivre tous ces lapins si nous voulons trouver la cachette de Radarax. »

Gégé
« C’est pas de la tarte avec cet accoutrement ! »

Bill
« Nous sommes déguisé en lapins pour tromper l’ennemi ! J’ai eu assez de mal à trouver ces déguisements dans les fripes du carnaval de Dunkerque ! Allez, fais gaffe… mais foooooooonce !!!!!!!!!! »

Moto à donf qui s’éloigne.

Radarax
« Fin du cinquième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
Il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 08:44 - Permalien [#]

Lapins Taquins (2)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Les pneus des motos disparaissent comme par enchantement. A vrai dire, ce sont des lapins qui viennent par centaines grignoter les pneus. Bill et Gégé sont sur la brèche. Ils soupçonnent une fois de plus l’ennemi des motards : l’ignoble Radarax !
Sur un side Ural, ils poursuivent une meute de lapins qui rentrent au terrier. Que trouveront-ils au bout de leur course ? Nous allons bientôt le savoir. Soyez prêt à l’horreur, gens de la motarderie… »

Bill
« Attentioooooooooooooooooooon ! »

Bruit d’un train qui passe à toute vitesse

Bill
« Gégé, pourquoi tu n’as pas arrêté au passage à niveau ? J’ai cru terminer en bouillie ! »

Gégé
Complètement frappé.
« Je suis un kamikaze. Tu me l’as dit. Je ne m’arrête plus au détail. BANZAÏ !!!!!!!!!! »

Bill
« Je suis maudit ! Me voilà coincé dans un side Ural avec un frapadingue au guidon ! Attentioooooooooooooooooooon ! »

Bruit de sirène d’une voiture de pompiers.

Bill
« Gégé, c’est les pompiers ! Laisse passer ! Au secours ! Venez me désencastrer ! »

Gégé
« Mais non, je ne veux pas te castrer, Bill ! A fond maintenant ! BANZAÏ !!!!!!!!!! »

Bruit de chocs sur la terre. Le side vient de prendre un chemin.

Bill
« Où vas-tu ? C’est quoi ce chemin ? Houlala, houlala, houlala… »

Gégé
« Je poursuis les lapins. Ils filent dans ce sentier ! Attention Bill, nous sommes dans la zone des carrières de Lézennes. Il y a des effondrements partout ! Mets ton parachute ! BANZAÏ !!!!!!!!!!!!!! »

Bill
« Je vous salue Marie, pleine de grâce…  Attentioooooooooooooooooooon !  Un grand trou ! Aaaaaaaaaaaaah !!!!!!!!!!! »

Gégé
« BANZAÏ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Bruit de chute de la moto qui tombe dans un grand trou. Les bruits s’estompent.

Gégé
« Bill, tu n’as rien de cassé ? »

Bill
« Tout va bien. Mais la moto est en vrac. On ne pourra pas repartir. »

Gégé
« C’est pas grave. Un side Ural se répare avec du fil de fer. C’est avec ça qu’ils l’ont fabriqué. »

Bill
« Chut ! Je vois une lueur au fond de cette grotte. Allons voir. »

Bruit de pas étouffés qui résonnent (des pas dans une caverne).
Bruit continu de claquements de dents.

Bill
« T’entends, Gégé ? Il y a un drôle de bruit. »

Gégé
qui bredouille
« Ah bon, j’entends rien… Ah, c’est affreux, j’aime pas le noir ! »

Bill
« Kamikaze de mes deux, arrête de claquer des dents ou vas te faire hara-kiri. Tu vas nous faire repérer ! »

Gégé
« Rassure-toi. Avec nos déguisements de lapin, on est à l’abri. »

Bill
« Regarde Gégé. Les lapins rentrent dans des terriers. Ils sont des milliers à revenir. Approchons-nous. »

Bruits des pas dans la grottes. Au loin, bruits des lapins qui courent sur le sol.

Bill
« Cachons-nous derrière cette bute. Je vois un élevage. Il y a des dizaines de clapiers ! C’est pas croyable ! »

Gégé
« Qu’est-ce qu’ils font dans leurs cages ? On dirait qu’ils mangent. »

Bill
« Je les vois parfaitement grâce à mes lunettes biotroniques à maléoles suspentatoires diafragmées à la béchamel. Ils mangent… des morceaux… tout noirs… tout caoutchouteux… des morceaux de pneus ! Gégé, nous venons de trouver l’origine de nos problèmes ! Quelqu’un dresse des lapins à bouffer des pneus ! Il nous fabrique des pneutivores ! C’est affreux ! »

Gégé
« Des quoi ? Des pneutivores ? Tu dis n’importe quoi, Bill. Tu te serais pas cogné la calebasse dans la chute ? »

Bill
« Regarde Gégé ce qu’il y a devant les clapiers. Tu vois l’écran ? »

Gégé
« Ah oui, c’est marrant, il y a du cinoche pour les lapins ? A ton avis, quel est le film au programme ?
Les lapins flingueurs ? Apocalypse lapins ? Y-a-t-il un lapin dans l’avion ? Le lapin sonne toujours deux fois ?… »

Gloussement de Gégé qui se marre.

Bill
« Au lieu de dire des âneries, regarde plutôt l’écran ! »

Gégé
« Ouais, je regarde…  C’est affreux… C’est ignoble. C’est… J’ai pas de mots pour décrire, Bill ! »

Bill
« Tu vois. On leur passe des vidéos de motos qui écrabouillent les gentils petits lapins. Ce processus développe chez eux une agressivité naturelle contre les motards. Je comprends tout maintenant. Chut ! Silence ! Regarde qui arrive. »

Claquements de dents.

Gégé
qui bredouille.
« Oh ! C’est… Aïe, aïe, aïe,… C’est… Radarax ! Il vient nourrir les petits avec des pneus de motos ! »

Radarax
« Bonjour, mes petits. Tenez, régalez-vous ! Profitez-en ! Ensuite, je vous mettrai au régime une semaine. Vous serez bien préparés pour votre première sortie ! A vous les pneus des motos qui puent ! Les motos puent, mes petits ! Et tous les motards sont des trous du cul ! Tenez, mangez bien ! »

Bill
« Voilà enfin Radarax. Il est à nous, Gégé. Mais que fait-il maintenant ? Il se dirige vers d’énormes cages ! Gégé, que vois-tu avec les jumelles ? »

Claquement de dents très fort. Gégé claque des dents.

Gégé
« Haaaaaaaaaaaa… On se casse, Bill. C’est trop risqué ! C’est monstrueux ! »

Bill
« Je sais bien que Radarax est un monstre, garde ton calme ! »

Gégé
« Dans les cages, c’est monstrueux ! Il y a des lapins géants qui ont un de ces airs féroces ! Que fait Radarax avec ces bestioles ? »

Radarax
« Bonjour, mes chéris. Je vais vous mettre en appétit. Regardez bien cet écran. Voici les photos de ceux qu’il faut liquider… Vous les déchiquetterez ! Vous les mettrez en bouillie ! Vous les éparpillerez au quatre coins de la ville façon puzzle ! Vous les… Argh !!!!!!!!!!!!!!!!! »

Rugissement effroyable style lion féroce.
Claquement de dents très fort. Gégé claque des dents.

Gégé
« Bill, t’as vu les photos ? »

Bill
« Ouais, je te trouve pas mal. Mais pour moi, c’est pas mon meilleur profil. »

Rugissement effroyable style lion féroce.

Gégé
« Bill, que fais-tu ? Ne me laisse pas seul ! Radarax est en train d’ouvrir les cages ! »

Bill
« Tu ne crains rien, tu es déguisé en lapin ! Enfin, tu ne crains rien, sauf si c’est la période des amours ! »

Claquement de dents très fort. Gégé claque des dents
Rugissement effroyable style lion féroce.

Bill
« Voilà qui est fait. Regarde l’écran. Tu vois, j’ai mis un miroir. »

Radarax
« Mais qu’est-ce qui se passe ? Les photos ont disparues. Mais… c’est mon portrait ! »

Rugissement effroyable style lion féroce.

Radarax
« Doucement, mes petits. Attention… Holà, que faites-vous ? Mais non, ce n’est pas moi qu’il faut attraper. Attention… »

Rugissement effroyable style lion féroce.

Radarax
« Haaaaaaaaaaaaaaaaaa… Vite, je dois m’enfuir ! Sales bêtes, va ! Allez, couchez ! Bon allez, zou, je me casse… »

Voix off
« Plus tard, dans le bureau du commissaire. »

Commissaire
« Eh bien, Bill, tu as encore déjoué ce Radarax ! Cependant j’ai encore un doute sur Gégé. Celui-là n’est-il pas de mèche avec Radarax ? Pourquoi les lapins ne lui bouffaient pas les pneus comme aux autres motards ? »

Bill
« Les lapins étaient blancs aux yeux rouges, commissaires. »

Commissaire
« Ça, je le sais et alors ? »

Bill
« Ben, c’est des lapins russes. »

Commissaire
« Ben, et alors ? »

Bill
« Ben, Gégé roule en Ural. »

Commissaire
« Ben, je vois pas. »

Bill
« Commissaire, lapins russes, Ural, moto russe. Et la solidarité des russkofs, vous en faites quoi ? »

Radarax
« Fin du sixième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 08:40 - Permalien [#]

Clederman Blues (1)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Le monde des motards s’assombrit. Radarax met tout en œuvre pour faire disparaître motos et motards de la planète. Son ombre malfaisante rôde dans les parages. Tremblez, gens de la motarderie, Radarax n’est pas loin. »

Commissaire
« Bonjour, Bill. Merci d’être venu. »

Bill
« Ah, c’est sympa, commissaire. Vous avez préparé l’apéro ! »

Commissaire
« J’ai servi deux verres, un pour toi, un pour Gégé. À la vôtre ! »

Gégé
« J’adore le picon-bière. Ça, c’est une boisson de connaisseur. Hum… À la nôtre ! »

Glouglous : Bill et Gégé boivent dans leurs verres.

Gégé
« Pouah ! C’est horrible ! C’est une infection ! Mais, ça sent… »

Bill
« Comme tu dis, ça sent ce que je pense… Je ne trouve pas votre blague très drôle, commissaire. C’est indigne de vous, en plus gâcher de la bonne marchandise ! »

Commissaire
« Excusez-moi, les gars. Mais je voulais vous faire comprendre l’ampleur du problème car si on ne peut plus boire de picon-bière, on part à la catastrophe. »

Bill
« Pour sûr, le picon-bière est une boisson vitale pour les motards. Sans ses effets secondaires à trois niveaux, le motard ne serait pas ce qu’il est ! Nom d’une clé de 12 ! »

Gégé
« C’est vrai que les motards carburent au picon-bière mais je ne m’étais jamais demandé pourquoi. »

Bill
« Eh bien Gégé, c’est pourtant simple. Quand tu bois un bon petit picon-bière, il y a un effet majeur qui se produit dans le cerveau mineur. »

Commissaire
« Oui Bill, tu as parfaitement raison. »

Bill
« En effet, une fraction de la boisson monte au cerveau et repousse une partie de l’encéphale. Elle chasse l’endroit du cerveau qui maîtrise la sagesse et la prudence. Le grand professeur Adonf a étudié le phénomène. Il l’a appelé le syndrome de « la case en moins ». Sans cet effet, aucun motard ne pourrait poser le genou par terre dans un virage. »

Gégé
« Je comprends mieux pourquoi les motards sont accros au picon-bière ! Mais, celui-là, pouah ! C’est ignoble ! »

Commissaire
« Voilà bien l’embarras. Toutes les bouteilles de picon ont été empoisonnées. Nous soupçonnons un sabotage à grande échelle de toutes les usines. »

Gégé
« Mais alors, si c’est à grande échelle, c’est un pompier qui a fait le coup ! »

Bill
« Mais non Gégé. Réfléchis bien. C’est signé Radarax ! »

Gégé
« Quoi ? Radarax s’est engagé dans les pompiers ? C’est trop triste, bou… »

Gégé pleure à grosses larmes.

Bill
« Quel ballot, ce Gégé… »

Commissaire
« Ne le blâme pas, Bill. Il subit le contre effet de la pénurie de picon. Il n’est pas le seul. Tous les motards sont partis en déprime. Ils ne veulent même plus monter sur leurs bécanes, mais ce n’est pas le pire… »

Bill
« Dites-moi tout commissaire, je suis prêt à entendre le pire. »

Commissaire
« Tu ne crois pas si bien dire. Écoute-moi ça. »

Chanson de Clederman.
Gégé sanglote.

Bill
« C’est affreux. Mais une idée me vient. Tu n’es pas le commissaire ! Tu es Radarax ! Tu ne recules devant rien ! Tu empoisonnes le picon et maintenant tu nous mets du Clederman ! C’est pas humain, monstre ! »

Gégé sanglote.

Commissaire
« Holà, Bill. C’est bien moi, le commissaire. Je sais que je te demande de supporter… »
Gégé sanglote de plus belle.
« … l’insupportable. Mais je suis bien le commissaire. »

Bill
« S’cusez-moi, Boss. Mais face à tant d’horreur, ma raison défaille. »

Commissaire
« Pas de mal, Bill. Cependant, il va falloir agir vite. La déprime s’installe chez les motards. Le bilan est lourd. Au café Harley, les mecs se pointent en costard gris et les meufs en kilt de collégienne. Au salon de Péquencourt, il y aura la StarAc avec seulement des chansons de Clederman. Ils ont même pas capté qu’il n’y avait pas de texte ! »

Bill
« C’est pas un bilan, commissaire, c’est une hécatombe. »

Commissaire
« Au moto club des joyeux loustics, ils ont fait une soirée Tranxène et Prozac. Ouais et tout le monde n’écoute plus que Clederman. »

Bill
« Il faut sauver le monde ! Mais comment faire ? J’ai pas le numéro de téléphone de Bruce Willis ! »

Commissaire
« Ecoute Bill… Clederman a fait une telle remontée au hit parade que, ce soir, il vient jouer devant 10 000 personnes. Tous les motards de la région seront là. C’est le moment de tenter quelque chose. Tu dois y aller ! Je te donnerai le numéro de Bruce plus tard ! »

Bill
« OK commissaire. J’y serai et je sauverai le monde. »

Musique de Clederman.

Gégé
« Bou… que c’est beau ! Bou… » (pleurs)

Commissaire
« Il y a toutefois une chose qui m’interlope. »

Bill
« Dites-moi, commissaire. Je suis bien vaillant et j’ai une pêche d’enfer. Je peux vous aider. »

Commissaire
« Bill, tu es bien motard ? »

Bill
« Eh oui ! Motard depuis toujours et je le suis jusqu’au bout des ongles incrustés de cambouis toujours frais ! »

Commissaire
« Alors comment expliquer que tu ne déprimes pas comme tous les autres motards. »

Bill
« Mais c’est bien sûr ! J’ai ma botte secrète ! »

Commissaire
« On peut avoir plusieurs explications :
Un : tu as la cervelle toute mitée et le picon y coule comme dans une passoire. Donc pas de pression et pas d’effet « case en moins ».
Deux : tu conduis une bécane mais tu es un automobiliste refoulé et ta vraie personnalité l’emporte dans ce cas.
Trois : tu confonds Clederman et Doberman, tu es dresseur de chien, tu… Je ne sais plus quoi dire… Je ne comprends pas que tu ne déprimes pas comme les autres. »

Bill
« Ne vous inquiétez pas, commissaire. Maintenant faites-moi confiance, et rendez-vous au concert de ce soir ! »

Musique de Clederman.

Gégé
« Bou… que c’est beau ! Bou… » (gros sanglots)

Radarax
« Fin du septième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 08:09 - Permalien [#]

Clederman Blues (2)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Toutes les bouteilles de picon sont empoisonnées. Les motards ne peuvent plus boire leur élixir de prédilection : le fameux picon-bière. Une seule issue à la pénurie : c’est la méga déprime. Les motards sombrent dans le plus grande tristesse et n’écoutent plus que la musique de Clederman. Bill, notre flic en Harley, se mobilise. Ce soir, il se rend au spectacle que donne Clederman devant des milliers de motards. »

Des pleurs, des centaines de pleurs…

Bill
« C’est pas croyable. Je viens de voir Paulo. Un mec en Ducat. Il est au fond du trou… Il pleure toutes les larmes de son corps ! Et Totor ! Il avait des convulsions, c’est le manque de picon-bière ! Et Jacquouille ! Il est venu en voiture sans permis. Il a peint la tronche à Clederman sur le capot ! Et Gégé, de loque humaine, il est passé à serpillière humaine ! Il pleurniche sans arrêt. »

Gégé
En sanglots.
« Bou… Tu es un sans-cœur, Bill. Tu n’apprécies même pas la magnificence musicale du beau Richard ! Bou… Mais c’est splendide, cette musique. Elle accompagne notre immense spleen… Tu peux pas comprendre ! Rustre ! »

Bill
« Gégé ! Tu es en manque de picon-bière, je sais bien que c’est pas facile. Mais de là à débloquer comme tu fais, y’a des limites ! Ressaisis-toi ! » 

Gégé
« Tu n’es qu’un homme des cavernes ! Nous sommes si tristes ! Il n’y a que le génie de Clederman qui peut nous aider à supporter notre tourment ! Tiens, regarde la scène, le voilà ! »

Musique de Clederman.
Des pleurs, des centaines de pleurs…

Bill
« C’est apocalyptique. Tous les motards sont dans la pire déprime ! Je vais voir de plus près. Mon dispositif est bientôt en ordre de marche. Paré pour la contre attaque ! »

Musique de Clederman.

Bill
« Voilà, nous sommes derrière la scène. A deux pas de Clederman. Attention, Gégé, pas de bruit. »

Gégé sanglote.

Bill
« Chuuuuuuuuut… Observe Clederman, tu ne trouves pas qu’il est bizarre ? »

Gégé
« Bill, qu’as-tu encore inventé pour nous faire souffrir ? »

Bill
« Regarde bien le mec au piano, ce n’est pas Clederman. Il est beaucoup plus petit. Ce type a mis des talonnettes de 30 centimètres ! Et matte ses tifs, c’est une perruque en poil de yack, le fourbe les a teints en jaune cerise bigareau pour nous tromper. » »

Gégé
« Mais alors, c’est… »

Bill
« Eh oui, Gégé, c’est Radarax ! »

Gégé
qui sanglote.
« Bou… Radarax… » (en pleurs)

Bill
« Ne t’inquiète pas, je vais vous sauver. J’ai ma botte secrète ! »

Gégé
« Je ne comprends pas ce que tu dis, Bill. Tu n’as pas mis des bottes, tu a des tennis aux pieds ! »

Bill
« C’est une expression, Gégé. On dit « j’ai ma botte secrète ». Ça veut dire : « J’ai pas mis de botte mais je vais faire un truc que t’attends pas pour vous sortir de la panade ». Mais en plus, c’est secret ! Tu comprends, Gégé ? »

Gégé
En pleurs.
« Bou… J’y comprends rien ! »

Bill
« C’est pas grave… On a l’habitude. Trève de balivernes, nous allons intervenir. Radarax joue en play back. Je vais lui faire une bonne surprise. Suis-moi. »

Musique de Clederman.

Radarax
« Ah, petit trous du cul de motards. Je vous tiens ! J’ai supprimé de cette planète votre drogue habituelle ! Eh oui, plus de picon pour les p’tits cons ! Ah, c’est pas mal… Je devrais en faire une chanson… »

Radarax
Radarax chante sur un air de Clederman.
« Plus de picon pour les p’tits cons, la la la, plus de picon pour les p’tits cons, la la la,… »

Le son s’arrête.

Radarax
« Mais que se passe-t-il ? Vite, je dois remettre une cassette ! »

Musique de Easy Rider : Born to be alive…

Radarax
« C’est quoi cette horreur ? »

Bill
« Tu veux une réponse, Radarax ! »

Radarax
« Je te reconnais, Bill. Encore sur mon chemin ! Tu ne peux rien faire, regarde l’emprise que j’ai sur les motards ! Je les rends tous tristes comme les pierres ! »

Bill
« Je ne suis pas sûr de ce que tu avances. Regarde la foule, Radarax ! Ils sortent de leur cirage. »

Radarax
« Mais, ça ne va pas ! Remettez la cassette de Clederman ! Vite, remettez Clederman ! De toute façon, ils n’ont pas leur picon ! Ils ne s’en relèveront pas ! »

Bill
« Je passe à la deuxième phase de mon plan. Maintenant, regarde bien sous la rampe. Que vois-tu ? »

Radarax
« Ben, je vois des pompiers, de simples pompiers avec un tuyau à la main. »

Bill
« Maintenant, tu vas comprendre. Allez, les gars, envoyez la sauce ! Arrosez la foule ! »

Bruit des lances qui projettent un liquide.

Radarax
« Ah ! J’en ai pris plein la poire ! Mais c’est… Mais c’est … horrible ! »

Bill
« Mais non, Radarax, ce n’est pas horrible, c’est du picon, du bon picon. Celui que je fabrique dans ma cave avec l’alambic de mon grand père. Ça t’en bouche un coin ? »

Radarax
« Qu’est-ce qu’il m’arrive ! Je gonfle ! »

Gégé
« Bill, j’ai trop picolé de picon, je vois Radarax qui se transforme en Bibindum. »

Bill
« Radarax est allergique au picon. Il a contracté une forme très rare de symptomatique aigüe. C’est la gonflette géantissimus. Il y a des effets secondaires imprévisibles ! »

Gégé
« Il y a un groupe de rock qui se met en place ! »

Bill
« C’est la touche finale de mon plan. Picon plus rock. Les motards sortent de leur léthargie. Ils sont sauvés ! »

Chanson de rock qui pulse avec bruit du public en folie.
Forcément, une chanson d’Elvis !

Bill
« Les motards font la fête ! Allons arrêter Radarax maintenant ! »

Gégé
« Trop tard Bill ! Radarax s’est envolé ! »

Bill
« Envolé ? Il est passé où ? »

Gégé
« Dans le ciel, tu vois cette petite boule qui ressemble à un ballon de baudruche ? Eh bien, c’est Radarax ! »

Bill
« Nom d’une tête de bielle d’arbre à cames ! Pour un effet secondaire, c’est un effet secondaire ! »

Radarax
« Fin du huitième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 08:08 - Permalien [#]

Le Toutou Quéquette (1)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Radarax est de retour. Il s’ingénie à rendre la vie des motards impossible. Que va-t-il encore inventer ? Ce week-end, c’est l’enduro du Touquet. L’ombre de Radarax viendra-t-elle assombrir l’épreuve ? Accrochez-vous au guidon, ça va pulser, gens de la motarderie ! »

Bill
« Alors Gégé, en forme ? C’est aujourd’hui que tu deviens un héros de la bécane ! »

Gégé
« Bill, ne te fous pas de moi. J’étais d’accord pour ton inscription à l’enduro mais tu m’as caché quand même un petit détail. »

Bill
« Ah oui ? J’ai oublié de te dire quelque chose ? »

Gégé
« Tu as tout simplement omis de signaler que tu t’es inscrit en side avec ma pomme en passager ! »

Bill
« Remercie-moi. Je vais te faire rentrer dans la légende. »

Bruit de moteurs moto. Les motos démarrent dans le parc des coureurs.

Bill
« Monte dans le panier. Les motos quittent le parc coureurs. Et maintenant, moi Tarzan, toi Chita. Gazzzzzzzzzzzzzzz ! »

Bruit de moteurs moto. Les motos démarrent.
Gégé étouffe. Il tousse et crache à tout va.

Gégé
« Pouah ! Ça fouette ! Je peux plus respirer… »

Bill
« Voilà la ligne d’arrivée. Ah, la mer ! La belle bleue ! Comme c’est beau ! Tu sens les embruns, Gégé ? »

Gégé
qui tousse.
« Avec les gaz d’échappement que j’ai sniffés dans la rue Saint Jean,  j’ai les poumons tout pollutionnés, j’ai les yeux mixomatosés, j’ai les naseaux carbonisés ! Pour kiffer tes  embrunts marins de mes deux, permets-moi d’attendre la prochaine marée noire sinon je vais être en manque de kérosène. »

Bill
« Tiens, voilà Tintin, le reporter de Kikuncoup. Salut Tintin. »

Tintin
« Salut les artistes ! Je sens le souffle de l’épopée qui va vous entraîner dans la légende, les gars ! Pour immortaliser ces instants historiques, je vais vous mettre un micro sur le side. Vous pourrez communiquer avec moi pendant la course. »

Gégé
« Et on pourra causer dans ton émission ? »

Tintin
« Et oui ! Je vais faire de vous des vedettes ! Que dis-je, des héros ! Que sur-dis-je, des super-man de la bécane ! »

Bill
« Déconne pas Tintin. C’est sérieux, on vise la victoire dans la catégorie side vétéran avec singe au début et sans à l’arrivée ! »

Gégé
« Si tu te moques encore de moi, tu pourras remplacer ton singe par le clebs de Tintin. »

Tintin
« Ah, non, ce chien n’est pas un clebs, c’est Milou ! »

Gégé
« Tintin, reporter, avec son chien Milou, ça me rappelle quelque chose. Mais je ne sais plus quoi. Faudra que je demande aux R.G. »

Tintin
« Milou, il a 4 pattes, une petite queue et il est frisé. »

Bill
qui se marre.
« Ben, comme Gégé, alors ! »

Gégé
qui se met un peu en colère.
« Tu vas quand même pas me comparer avec ce clebs ! T’as vu la gueule qu’il a ! »

Milou
Voix de Johnny.
« Hé, ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule… »

Gégé
« J’ai entendu une voix, les gars, on aurait dit Johnny. »

Tintin
« Il faut que je vous dise une chose pas banale. Milou, il parle ! »

Gégé
« Un chien qui parle ! V’la autre chose maintenant ! Et moi ? Je suis Mickey ? »

Tintin
« Fais gaffe Gégé, tu vas le fâcher ! »

Milou
Voix de Johnny.
« Et ma gueule ? Elle te plaît pas ma gueule ? »

Tintin
« Mais si, elle est sympa, ta gueule, mon Milou…
Messieurs, maintenant, ça suffit ! Respectez mon chien ! Je dois vous avouer toutefois que Milou a des troubles de la personnalité. Comme qui dirait un dédoublement de la personnalité ! »

Bill
« Un dédoublement, bizarre pour une demi-portion ! »

Tintin
« Comme vous pouvez le constater, Milou se prend pour Johnny Halliday Himself ! N’est-ce pas Milou, ? Dis à mes amis ce que tu aimes. »

Milou
Voix de Johnny.
« Toute la musique que j’aime… »

Bill
« À part le fait de parler, ce chien n’a rien d’exceptionnel, moi aussi j’aime bien le blues ! »

Tintin
« Ouais, mais en plus, Milou est tout émoustillé car ce soir, ça va être ducasse ! »

Milou
Voix de Johnny.
« Allumez le feu… »

Gégé
« Bill, je me sens mal. Ca doit être les gaz d’échappement que j’ai respirés dans la rue Saint Jean. Je vois un caniche chanter et tortiller du cul ! Les gaz m’ont attaqué les neurones ! »

Tintin
« C’est Milou, mon honorable chien un peu fan de Johnny. Il est chaud, mon Milou. Je vous en explique les raisons. Ce soir, il y aura plein de demoiselles dans les rues du Touquet. C’est toujours comme ça le soir de l’enduro. Ma préférée, c’est la donzelle de Paris qui vient s’encanailler avec des motards qui sentent l’huile de vidange et qui ont des tatouages. Moi, je me colle un décalcomanie Malabar sur la poitrine, je me plaque les tifs à l’huile à moteur et je me transforme en bel hidalgo ! »

Bill
« Je vois pas en quoi ça concerne Milou. »

Tintin
« Pendant que je visite la parisienne en foufelle, mon Milou, il est au chenil ! »

Bill
« Et alors ? » »

Tintin
« Au chenil, les meufs y ont déposé leurs chiennes. Pour être tranquilles ! Et Milou, il fait honneur aux fifilles pendant que je fais honneur à leurs maîtresses ! »

Milou
Voix de Johnny.
« Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime… »

Tintin
« Ah, il est chaud bouillant, le Milou ! Mais, il me tarabuste avec un détail… »

Gégé
« Un détail ? Je m’attends au pire ! Et c’est quoi ? »

Tintin
« Milou veut un gilet en cuir. Comme Johnny. Pour émoustiller ses petites copines ! »

Bill
« Dis, Tintin, tu pourrais lui faire ce plaisir. »

Tintin
« Ah, non ! Avec ce qu’il m’a fait quand je l’ai fait tatouer ! Il ne mérite pas son gilet ! »

Bill
« Tu lui as fait tatouer un numéro sur l’oreille ? »

Tintin
« Oui et pendant que j’avais le dos tourné, il a demandé de lui tatouer la tronche de Johnny sur l’épaule sous prétexte que Johnny s’était tatouer un berger allemand sur l’épaule. Le type a tellement eu la frousse qu’il lui a fait ! »

Milou
Voix de Johnny.
« Excuse-moi partenaire… »

Bruit de moteurs moto. Les motos démarrent. C’est le départ.

Bill
« Ça y est, c’est le départ. On y va. Accroche-toi, Gégé. Gazzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ! »

Radarax
« Fin du neuvième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 07:55 - Permalien [#]

Le Toutou Quéquette (2)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Bill, le flic motard et son pote Gégé, se sont inscrits à l’Enduro du Touquet en side. Sur la ligne du départ, Tintin, le reporter de Kikuncoup, a fixé un émetteur sur le side pour recueillir leurs impressions en direct de la course. C’est maintenant le départ. Mais attention, gens de la motarderie, l’ombre de Radarax se pointe entre les dunes… »

Bruits de moteur des motos sur la grille du départ.

Tintin
« Ici, Tintin, en direct du Touquet. Le départ est donné ! C’est la ruée. 1000 motos viennent de partir pour la grande épreuve de l’Enduro. Le temps est magnifique. Le spectacle est superbe. Chers auditeurs de Kikuncoup, vous êtes des gâtés car nous avons la chance d’avoir les commentaires en direct de l’intérieur de la course. Bill, Gégé, vous m’entendez ? »

Bill
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« Ouais… On est à donf sur la plage. Tout va bien. On a déjà doublé au moins 372 concurrents. »

Tintin
« Nous vous entendons bien ! Racontez-nous, vous avez mis la patate ? »

Bill
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« Ouais… J’ai monté sur le side une poignée d’accélération avec une gâchette à 2 positions : OFF et ON. Ca marche super. On est sur ON. Le turbo s’est mis en route… »

Tintin
« Bill, tu parles d’un turbo ? Mais quelle est cette arme secrète ? »

Bill
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« On a monté un turbo sur notre moteur V12 alimenté au kérosène.  Le side est maintenant à 320 kilomètres à l’heure. Je vais prendre la tête de la course dans quelques secondes ! Ecoutez-moi ça ! »

Bruit du moteur du side, genre turbine d’avion.

Tintin
« Et ton passager, comment ça se passe ? »

Bill
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« Gégé… Il est bien accroché au side. Il fait une nouvelle expérience de lévitation. Les pieds sont en l’air. C’est la position dite « du drapeau ». Je vous le passe. »

Gégé
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« Au secours ! Arrêtez tout ! On va s’exploser… Veux pas mourir… Ahhhhhhhh. J’ai les tripes dans les talons. Beurp… »

Bill
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« Tu as entendu, Tintin. Gégé s’accroche. Je suis fier de lui. Mais c’est le mental qui suit pas ! Pas grave, je l’ai attaché solidement au panier ! »

Bruit du moteur du side, genre turbine d’avion.

Bill
Son transmis par un micro, un peu grésillant.
« Tintin, il se passe un phénomène étrange. Une tempête de sable s’est levée. On n’y voit plus rien ! Je coupe les gaz ! »

Tintin
« C’est incroyable ! Une barrière de sable est apparue. On ne voit plus les concurrents sur la plage… On vient de m’avertir qu’aucun d’entre eux n’avait atteint le goulet de Stella Plage. Que se passe-t-il ? La plage est en pleine tourmente de sable. C’est comme une tornade… »

Les grésillements de la transmission de l’émission de radio  s’intensifient.

Tintin
Effrayé.
« Le ciel s’assombrit. Je ne vois plus rien ! Il y a du sable partout ! C’est l’apocalypse… »

Grésillements puis coupure de la transmission.

Voix Off
« Le reportage s’est interrompu. Tintin est effrayé. Que se passe-t-il ? Bill et Gégé ont stoppé leur side. »

Bill
« Gégé, comment ça va ? »

Gégé
« J’ai les bras qui se sont allongés de dix centimètres, j’ai les tripes qui jouent au yoyo, j’ai le visage qui a eu un lifting à me coller les oreilles derrière la tête, mais à part tout ça, j’ai encore un peu d’énergie… »

Bill
« Ah, je suis content de t’entendre dire ça. Je savais que tu tiendrais le coup ! »

Gégé
« Encore un peu d’énergie, oui, mais c’est pour t’étrangler ! Assassin ! »

Bruit de Gégé qui se débat. Il reste attaché au side.

Bill
« Gégé, calme-toi ou je ne te détache pas ! »

Gégé
« Je vais t’étriper ! Et je sauterai à la corde avec tes boyaux, voyou ! »

Bill
« Gégé. Nous avons un problème plus urgent. Ouvre les yeux. Tu peux le faire maintenant que tes yeux ont repris leur place dans leurs orbites. »

Gégé
« Ahhhhhhh ! Mais on est en pleine tempête de sable, j’y vois que dalle ! C’est quoi ce cataclysme ? »

Bill
« Je ne serais pas étonné que Radarax soit le responsable. Je te détache et nous allons voir plus loin. »

Bruit du vent très fort.

Bill
« Gégé, accroche-toi, le vent devient de plus en plus fort. Tiens toi à moi. »

Gégé
« Quand tout sera terminé, tu me rappelleras de te pendre avec tes boyaux. C’est toi qui m’as forcé à monter dans ce side d’aliéné ! »

Bruit du vent encore plus fort.

Bill
« Il faut lutter. Il faut aller voir ! J’entends une machine ! »

Voix Off
« Bill et Gégé rampent sur le sable. Hardi, les gars, l’avenir du monde des motards est entre vos mains ! »

Bill
« Gégé, il y a un gros pylône. Approchons-nous. »

Bruit de souffle, du type gros ventilateur.

Bill
« Je crois avoir compris ! Nous sommes au pied d’une éolienne. Elle tourne ses pales à l’envers et en réalité, c’est un énorme ventilateur ! C’est elle qui provoque cette tempête de sable. »

Gégé
« Tu m’as mis dans un side de Mad Max pour venir voir un gros ventilateur ? Dis-moi, Bill. Entre nous, tu as des loisirs pas courants ! »

Bill
« Tu n’as rien compris. C’est Radarax qui pilote cette éolienne. En provoquant cette tempête de sable, il a arrêté l’enduro. Il faut le maîtriser maintenant. Il ne doit pas être loin. »

Gégé
« T’as vu, il y a une porte dans le pylône. »

Bill
« Allez, Gégé. On l’ouvre et on y va. »

Gégé
« Il y a des moments, je me dis que je ferais mieux de me taire ! »

Bruit de pas. Gégé et Bill montent un escalier.

Bill
« Un escalier en colimaçon. On va jusqu’en haut. »

Bruit de pas. Gégé et Bill montent un escalier.

Gégé
« Regarde Bill, de ce palier, on peut voir dans la tourelle du haut ! Il y a un mec, il a l’air tout agité… »

Bill
« Tu ne le reconnais pas ? c’est Radarax ! »

Radarax
« Ah ! Ah ! Petits trous du cul de motards ! Vous n’êtes que des vermines à deux roues ! Je vais balayer le paysage de ces êtres malfaisants ! Tenez, je remets du courant ! Je vais vous souffler jusque la mer et vous noyer ! » (rires)

Gégé
« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On lui dit que c’est bon, qu’il peut couper son ventilo ? »

Bill
« J’ai une autre idée. Tu vois ce panneau électrique. Je vais faire une petite intervention à ma sauce. Maintenant, je vais l’appeler.
Radarax, tu es fait ! Nous t’encerclons ! »

Radarax
« Mais que se passe-t-il, j’entends des voix ? »

Bill
« Radarax, c’est moi, c’est Bill ! Je te somme d’arrêter l’éolienne ! »

Radarax
« Et pourquoi j’arrêterai ? Tu ne peux rien contre moi, Bill de mes deux ! Je remets encore du courant ! L’éolienne va souffler comme jamais ! »

Bruit d’un énorme souffle qui s’amplifie.

Radarax
« Les affreux motards vont se retrouver au pôle Nord ! » (rires)

Bruit d’un énorme fracas, chute de pierres, ruptures métalliques, etc… La tourelle se détache du pylône.

Gégé
« Bill, c’est quoi ce fracas ? Ca tremble de partout ! On fait quoi maintenant ? »

Bill
« Ne t’inquiète pas, mon plan fonctionne à merveille. J’ai modifié l’arrivée électrique et, quand Radarax a remis du courant, il n’a pas pu arrêter la montée en charge. C’est ce que j’avais prévu, je voulais que le moteur lâche et que l’éolienne s’arrête. »

Bruit d’un énorme fracas, chute de pierres, ruptures métalliques, etc… La tourelle se détache du pylône.

Gégé
« Si c’est ton plan, tu me rassures ! »

Bill
« Oui, mais ce qui se passe maintenant n’était pas prévu. Sous la pression des pales, la tourelle se détache ! Regarde Gégé ! »

Radarax
« Ahhhhhhhhhhhh ! Je m’envole ! Bill, tu n’es qu’un flic stupide ! Tu me m’attraperas jamais, jamais, jamais,… » (le son se perd dans le lointain)

Bill
« Quelle aventure ! La tourelle de l’éolienne s’est détachée et Radarax est parti dedans comme en hélicoptère ! Personne ne nous croira, Gégé ! »

Gégé
« Eh oui ! Radarax nous a encore une fois échappé. Mais ouvre les yeux, Bill. La tempête est finie et le ciel bleu est revenu ! L’enduro va pouvoir redémarrer. »

Bill
« Ouais, Gégé ! Allez, on file au side et … Gazzzzzz ! »

Radarax
« Fin du dixième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 07:53 - Permalien [#]

Radieux Radarax (1)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Radarax, l’ennemi des motards est en pleine activité. Sa folie mégalomaniaque l’entraîne vers les pires extrémités. Aujourd’hui démarre le salon de Pecquencourt. Le pire du pire peut arriver. Tremblez, gens de la motarderie, vos heures sont peut-être comptées. »

Commissaire
« Merci d’être venu aussi rapidement, Bill. Je ne te cache pas que nous vivons les pires moments de l’histoire de la moto. »

Bill
« Vous me faites flipper, Commissaire. Quelles sont les nouvelles ? »

Commissaire
« Tous les motards se font attraper au radar. Ils sont arrêtés pour excès de vitesse alors qu’ils roulent en dessous de la limitation. »

Bill
« C’est étrange. S’ils sont en dessous de la limite, ils n’ont rien à craindre. Ce sont des erreurs tout simplement. »

Commissaire
« Ne prends pas cette affaire à la légère. Les motards se font arrêter par la police qui leur retire le permis illico. »

Bill
« Mais alors les radars sont déréglés ! »

Commissaire
« C’est une hypothèse. Je t’avoue que cela m’inquiète beaucoup. »

Bill
« Commissaire, des radars sabotés, ça me rappelle quelqu’un. »

Commissaire
« Eh oui, je verrais bien Radarax pour ce forfait. »

Bill
« Les flics peuvent comprendre. Ils savent bien que la vitesse n’est pas celle enregistrée au radar ! Ça va s’arranger, Commissaire. »

Commissaire
« Bill. Tu dois te faire à l’évidence. L’affaire est très préoccupante. Tous les services de la police routière ont reçu une note pour rester ferme sur les sanctions auprès des motards. Tout relâchement d’un policier sera sévèrement puni. Par exemple, il sera affecté à la sécurité de Joe Star et sera obligé d’écouter tous ses concerts. »

Bill
« Je comprends que les policiers appliquent les consignes. La sanction n’est pas humaine ! »

Commissaire
« C’est l’heure de Kikuncoup. Écoute-moi cette radio. »

Tintin
Son radio.
« Bonjour, ici Tintin reporter. En direct de Pecquencourt où le salon de la moto ouvre ses portes. A vrai dire, il a ouvert les portes mais très peu de motards les passent. Voici un petit groupe qui arrive, je vais interviewer.
Bonjour. Alors, heureux d’être au salon de la moto ? »

Motard 1
« Wrrrrrrrrrrrraaaaaaaaa ! Je vais exploser ! Je me suis fait retirer mon permis en venant ici ! J’ai fait cinq bornes à pied pour arriver ! Le flic n’a rien voulu savoir ! Je roulais à 50 et je me suis fait verbaliser pour 90 ! Je vais faire un malheur ! Retenez-moi, nom d’une tête de bielle de clé de douze ! »

Motard 2
« Moi pareil. »

Motard 3
« Moi aussi. »

Motard 4
« Moi itou. »

Tintin
« Toujours Tintin au micro. Force de constater le mécontentement généralisé des visiteurs. »

Motard 1
« Hé, tu déconnes, Tintin. C’est pas un mécontentement, c’est la révolution qu’on va faire ! C’est de la purée de radar en perspective. Ca va dynamiter, ca va disséminer en petit bouts, ca va exploser ! Je te le dis. On va passer dans le maquis. »

Tintin
« Chers auditeurs, vous apprécierez les quelques nuances apportées par ce visiteur. Ah, je vois d’autres groupes arriver. Je reconnais le club des ducatistes. Quelles sont vos impressions, mes amis ? »

Motard 5
« On n’est pas tes amis. On est des motards sans permis. Autant dire bientôt des renégats, des bandits de la route. Les flics nous ont retiré nos permis et confisqué nos bécanes ! Nous rentrons dans la résistance. A partir de demain, le sabotage des radars sera systématique. Viens avec nous, Tintin, on fera une radio clandestine pour notre cause ! »

Tintin
« Holà, doucement… Voilà un autre groupe !
Bonjour les gars, et vous comment ça va ? »

Motard 6
« Nous, on roule en japonaise. On va s’adapter à la situation. Nous allons nous transformer en kamikazes contre ces foutus radars ! Je n’ai qu’un mot à dire : Banzaï ! »

Tintin
« Merci messieurs.
Et vous ? Quelle est votre situation ? »

Motard 7
« Très mauvaise. »

Tintin
« Je suppose qu’on vous a aussi retiré le permis ? »

Motard 7
« Non Tintin, notre groupe a conservé le permis et nous avons la honte face à nos petits camarades. »

Tintin
« Quelle surprise ! Que s’est-il passé ? Vous rouliez comment ? »

Motard 7
« A donf, enfin comme on peut rouler à donf sur nos machines ! »

Tintin
« Mais vous roulez avec quoi ? »

Motard 7
« Des Ural. Maintenant, j’ai honte de ne pas pouvoir être solidaire des autres. »

Tintin
« Allez, ne soyez pas tristes. Au salon, il y a plein d’autres motos. On va vous en prêter et vous pourrez rouler au dessus de 30 à l’heure pour vous faire prendre par les radars comme tout le monde.
Ici Tintin qui rend l’antenne. Je vous appelle si le situation évolue. A bientôt. »

Fin de la transmission radio.

Commissaire
« Alors, Bill. Convaincu ? On part dans la guérilla ! Il faut absolument éviter cela ! »

Bill
« Et comment, chef ? »

Sonnerie téléphone.

Commissaire
« Allo, qui est à l’appareil ? »

Radarax
« C’est moi, Commissaire : Radarax. Je vous appelle pour savourer ma victoire ! Parlez-moi de ces trous du cul de motards. »

Commissaire
« Que voulez-vous Radarax ? Quelle rançon demandez-vous ? »

Radarax
« Tout simplement la rançon de la gloire. Je déguste mon plaisir ! Ah Ah Ah Ah. Toute cette vermine motarde transformée en piétons. Mon œuvre est magnifique ! Je vais la finir maintenant ! Ce sera une œuvre divine ! »

Bill
« Mais enfin Radarax, explique-toi ! Que veux-tu ? »

Radarax
« Voilà la petite peste de Bill. Je ne te souhaite pas le bonjour. Je vais t’expliquer mon auguste projet. J’ai réglé tous les radars sur 40 kilomètres à l’heure pour les puanteurs de motos. Tout motard qui dépasse cette vitesse est flashé ! » (rires)

Bill
« Mais cette vitesse n’est pas conforme aux limitations réelles. Les flics ne peuvent pas appliquer les contraventions ! »

Radarax
« Bill, tu n’es qu’un petit cafard stupide face à la magnificence de mon cerveau. C’est là qu’intervient ma grandeur cérébrale. Es-tu au courant de la note envoyée à tous les services de la police routière ? »

Bill
« Ouais, le commissaire m’en a parlé. »

Radarax
« C’est mon œuvre. Regarde bien cette note. Observe la signature. »

Commissaire
« J’ai aussi reçu cette note. Elle est parfaitement conforme. C’est bien la signature du ministre de l’intérieur. »

Radarax
« J’ai décidé de respecter la loi ! C’est grisant de nettoyer la surface de la planète des immondices motardes. En plus dans la plus stricte légalité. Je découvre un souffle lyrique qui m’emporte au plus haut des cieux. Alléluia ! Alléluia ! »

Bill
« Radarax, promets-moi de respecter la loi ! Il y va de ton honneur divin. »

Radarax
« Oui, Bill. Maintenant, je respecterai la loi, puisque la loi, c’est moi ! Ah Ah Ah Ah ! Je vous rappellerai pour mes nouvelles consignes ! Dans la légalité ! Ah Ah Ah Ah ! »

Bill
« Commissaire, mais qu’est-ce que ça veut bien dire ! C’est effrayant ! Radarax est ravi de respecter la loi ! Que va-t-il nous arriver ? Et que voulait-il dire par ‘la loi, c’est moi’ ? »

Radarax
« Fin du onzième épisode. »

Radarax, Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 07:42 - Permalien [#]

Radieux Radarax (2)

Voix off
« Résumé de l’épisode précédent.
Radarax a bloqué les radars sur 40 kilomètres à l’heure pour les motards. Les policiers sont dans l’obligation de retirer les permis et de confisquer les motos. Les malheureux motards organisent la lutte contre cette injustice. Le commissaire et Bill s’inquiètent de cette situation explosive. D’autant plus que Radarax a juré de respecter la loi ! Quelle fourberie se cache derrière ce serment ? Êtes-vous sûr de vouloir connaître la suite ? Gens de la motarderie, préparez-vous au pire ! »

Commissaire
« Bonjour. Gégé et Bill, je veux vous dire quelque chose qui me tient à cœur. Merci de m’accompagner dans cette épreuve. En résumé, la situation est périlleuse. La guérilla est prête à s’installer. La police se renforce mais le mécontentement gronde dans ses rangs. Merci mes amis d’être présents à mes côtés dans ces moments explosifs. »

Bill
« On est solidaire, Commissaire. On est prêt ! »

Gégé
« Moi aussi Commissaire, je suis prêt ! Mais pouvez-vous me dire pour quoi ? »

Commissaire
« C’est une bonne question, Gégé. Ma réponse sera sans détours : nous sommes prêts à la lutte pour sauver la vie de la moto sur cette planète ! Mais je vous préviens, le combat va être dur ! »

Gégé
« Holà ! C’est encore la dure lutte qui s’annonce. »

Commissaire
« Oui. Radarax va nous téléphoner. Il veut nous donner des consignes ! Que cherche-t-il ? Que va-t-il nous révéler ? Pourquoi veut-il maintenant respecter la loi ? J’avoue que que tout ça me dépasse. Je compte sur toi, Bill, pour me soutenir dans cette épreuve. »

Bill
« Vous pouvez compter sur moi. J’ai pensé à un plan mais il est extrêmement risqué. »

Commissaire
« Eh bien, explique-nous. »

Bill
« Je pense que je vais jouer sur le même terrain que Radarax pour une fois. »

Gégé
« Le même terrain ? C’est où ? C’est pas dans le bureau du commissaire ? »

Bill
« Gégé, c’est une expression. Je dis « je joue sur le même terrain » pour dire que je fais pareil mais un peu différemment parce que lui c’est lui et moi c’est moi sauf que on n’est pas au même endroit. »

Gégé
« J’y comprends rien… Faut me dire où on va maintenant. »

Bill
« Nulle part, Gégé. On attend le coup de fil de Radarax ici comme prévu. »

Sonnerie du téléphone.

Bill
« Quand on parle du loup, on en voit la queue ! »

Gégé
« Mon dieu ! Maintenant, v’la qu’il y a un loup ! Un terrain, un loup, c’est peut-être le Chaperon Rouge qui appelle… »

Commissaire
« Allo, je vous écoute. »

Radarax
« Je vous souhaite le bonjour, Commissaire. Et je souhaite la pécole à vos deux collègues miteux. »

Gégé
« Dis Bill, c’est quoi la pécole ? »

Bill
« On en reparlera, c’est la peau du cul qui se décolle. »

Commissaire
« Trêve de mondanités. Radarax, que voulez-vous ? »

Radarax
« Je vais vous expliquer qu’il faut respecter la loi avec la plus grande rigueur. » 

Bill
« Suffit. Assez de balivernes. Venons-en au fait. »

Radarax
« Mon petit Bill, apprends que c’est important de respecter la loi pour le bien de tous. »

Bill
« Tu nous caches quelques chose ! C’est louche ! »

Radarax
« Une nouvelle loi va s’appliquer pour le code de la route. Je suis sûr que vous êtes ravis d’apprendre que la sécurité s’améliore. »

Commissaire
« Une nouvelle loi ? Et elle consiste en quoi ? »

Radarax
« Commissaire, vous savez que j’ai réglé les radars pour enfin punir les raclures de motards comme ils le méritent. Toutefois, mon système est perfectible. »

Bill
« Radarax, cesse de parler de perfection, c’est plutôt de la déchéance ! »

Radarax
« Ne m’interromps pas, trou du cul de motard dégénéré ! Je parle au Commissaire. Aujourd’hui, grâce à mes radars légèrement améliorés, le motard se fait retirer le permis tout en respectant la limitation de vitesse. C’est très bien mais, je peux encore optimiser le système. »

Commissaire
« Et comment ça pourrait être pire, Radarax ? »

Radarax
« Eh bien, tout simplement, avec une loi de limitation de la vitesse à 40 kilomètres à l’heure pour les motos ! C’est le même résultat, mais dans la légalité ! Dans le pureté absolue de la justice ! »

Bill
« Radarax, tu as pété les plombs. Aucun ministre ne signera une telle loi. »

Radarax
« Petite merdouille de motard, je t’ai pourtant déjà expliqué une chose très simple : la loi, c’est moi ! »

Commissaire
En aparté, à voix basse.
« Bill, je m’inquiète. Je ne comprends pas. Notre cause semble perdue contre la folie de ce Radarax. Que nous reste-t-il à faire ? »

Bill
Voix faible.
« La situation est quasi désespérée. Je sors mon dernier va tout. »

Gégé
Voix faible.
« J’y comprends toujours rien. »

Bill
Voix normale.
« Radarax, je te lance un défi. »

Radarax
« Un défi ? C’est intéressant, mais tu n’as aucune chance de gagner ! »

Bill
« On verra bien, acceptes-tu ? »

Radarax
« Pourquoi pas, je t’écoute ! »

Bill
« Je te mets au défi de toujours respecter la loi existante dans cette affaire. Sinon nous dirons à tout le monde que tu n’es qu’un trou du cul ! »

Radarax
« Tu pousses le bouchon un peu loin ! J’accepte le défi. »

Gégé
« J’y comprends rien. J’avais même pas vu le bouchon ! »

Bill
« Radarax, devant témoin, peux-tu nous dire sur ton honneur quel chiffre sera inscrit en noir sur les panneaux cerclés de rouge qui vont indiquer la nouvelle limitation de vitesse pour les motards. »

Radarax
« Le chiffre 40. »

Bill
« Je me suis fait flashé à 140 kilomètres à l’heure, il faut donc que tu fasses sauter ma contravention. »

Radarax
« Bill, je savais que tu avais le QI d’un bulot, mais là je me tords de rire. Tu es à 140 pour une limitation à 40 kilomètres à l’heure. Tu divagues. » 

Bill
« Tu te parjures, Radarax, tu ne respectes pas la loi ! »

Radarax
« Tu dis n’importe quoi ! »

Bill
« La loi du 4 juillet 1837 rend obligatoire le système métrique en France. »

Radarax
« Et alors ? »

Bill
« Le décret numéro 65-501 du 3 mai 1961 qui tient compte des directives européennes, définit comme unités légales les unités du Système International. »

Radarax
« Je reconnais que ces deux lois sont en vigueur mais je ne vois pas le rapport. »

Bill
« Dans le Système International, l’unité de longueur est le mètre et l’unité de temps est la seconde. Il est évident que l’unité de vitesse légale en France est le mètre par seconde. Je ne peux même pas imaginer que le ministère de l’Intérieur n’applique pas les lois de la République.
Donc 40 mètres/seconde, ça fait très exactement 144 kilomètres à l’heure. Et tu vas me faire sauter ma contravention pour 140 kilomètres à l’heure puisque que tu fais passer la loi pour une limitation à 144 kilomètres à l’heure. CQFD ! »

Gégé
« J’ai tout compris, la moto de Bill tire un poil court ! »

Radarax
« Bill, tu n’es qu’un cafard libidineux. Tu m’as piégé mais ce n’est pas grave ! La loi, c’est moi ! »

Bill
« Allez, dévoile-nous ton secret ! »

Radarax
« Vous allez tout comprendre ! Je peux faire ce que je veux ! J’ai le pouvoir sur le cerveau du ministre de l’Intérieur ! C’est moi, le Grand Raradarax, l’Immense Radarax, qui pilote chaque neurone du ministre. Vous êtes finis, pauvre motards ! Je vous exterminerai tous ! »

Tip…Tip…Tip… sonnerie du téléphone raccroché.

Commissaire
« Nous savons maintenant. Tu as réussi à lui faire dire son secret. C’est épouvantable. Il faut réagir. »

Radarax
« Fin du douzième épisode »

Radarax , Commissaire, Bill, Gégé, tous ensemble :
« Et n’oubliez pas :
il faut trouver la clé du mystère avant qu’elle ne rouille ! »

Radarax : Rires !

Posté par jmdemetz à 07:40 - Permalien [#]